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Stéphanie Hochet, le blog officiel

Presse,présentation, analyse des romans, articles, interviews littéraires


Article et itv de Kevin Juliat pour "Actulittéraire. Hautetfort"

Publié par Stéphanie Hochet sur 25 Mars 2012, 11:43am

Catégories : #Les Éphémérides

A propos des Ephémérides :

   

    Il est des romans plus importants que d'autres dans la bibliographie d'un écrivain. Pour ceux qui suivent déjà la carrière de Stéphanie Hochet, ce livre est un tournant certain dans son oeuvre. Pour les autres, il s'agit d'un incipit parfait pour débuter l'apprentissage hochetien. Concentré des thèmes et névroses propres à son univers romanesque, Stéphanie Hochet décrit avec acidité les derniers mois d'individus conscients d'une fin imminente. Grâce à cette "date de vie limitée", l'auteur va donc faire vivre à ses protagonistes leurs dernières heures, ou, peut être, les premières d'une autre vie.

    Lorsque le gouvernement anglais lance "l'Annonce" qui se produira le 21 mars, plusieurs personnages entrent en scène et se débattent du mieux qu'ils le peuvent de cette imminence. En Ecosse, Tara est une prostituée sado-masochiste qui exerce ses talents dans un "Club" où elle a ses habitudes et ses habitués (Jeff ou Bill sont des personnalités à découvrir). Elle vit avec Patty, et, ensemble, élèvent une race de chiens capables de survivre à l'humanité : les Dogs.

A Londres, le peintre Simon Black, cousin de Tara -et apparenté à Bacon- apprends qu'il souffre d'un cancer. L'Annonce le rendant tout aussi mortel que ses compatriotes, il décide de profiter de la vie sans se soucier du lendemain, puisque celui-ci sera identique pour tous. Il rencontre Ecuador, un personnage particulièrement attachant et déroutant. Autre contrée, la France, où l'on rencontre la petite Ludivine, une enfant particulièrement intelligente.

En tissant le jeu des liens invisibles qui s'entrecroisent entre ses personnages, Stéphanie Hochet fait office de maîtresse de cérémonie, offrant à chacun le temps de s'exprimer et d'aller au bout de ses envies ou de ses peurs. L'ensemble est semblable à la peinture d'une societé -la nôtre- à l'heure où l'homme est le plus faible de tous les éléments qui l'entoure.     

    Un travail d'orfèvre, où les petites pointes de couleurs et de sang apportent une touche de fluidité au texte. Lorsque la dernière page se tourne, la déception de ne plus vivre encore un peu avec Tara, Simon ou Ludivine nous assaille. Ce qu'on ne découvre que plus tard, c'est qu'ils sont toujours là, loin du papier mais "encrés" en nous, car ils nous pourchassent encore, une fois le livre refermé. Il faut donc lire et faire lire ce roman d'une trempe folle et exquise - peut être même avant l"Annonce, prévue pour le 21 mars-.

 

 

Kevin Juliat.

 

http://actulitteraire.hautetfort.com/index-1.html 

 

 

 

   Le Questionnaire de... Stéphanie Hochet

Stephanie Hochet.jpgChaque semaine, un écrivain répond à dix questions, qui nous permettront de mieux le connaître et le comprendre. Cette fois-ci, c’est Stéphanie Hochet qui nous éclaire sur son dernier roman, « Les éphémérides », publié chez Rivages. Une œuvre riche et plaisante, littéraire à souhait, qu’elle nous conte à merveille au travers de ces quelques questions…

Si vous deviez résumer votre livre à une seule phrase, laquelle serait-elle ?

Dans le grand dérèglement du monde causé par une mystérieuse Annonce, trois personnages profitent de l’accélération du temps pour se livrer à la frénésie de vivre et transmettre la vie.

Quelle a été l’idée première qui vous a amené à l’écriture de ce texte ?

Comme souvent, je suis « happée » par des personnages dont j’ai envie de parler, en l’occurrence la prostituée Tara, le peintre Simon Black (inspiré de Francis Bacon), la mère de la petite Ludivine qui nourrit un amour monstre pour sa fille. J’ai eu rapidement l’intuition que ces personnages avaient un destin commun et que l’épée de Damoclès que j’allais placer au dessus de leur tête allait paradoxalement les libérer. Je repense à la phrase de Lacan : « La mort est du domaine de la foi ; vous avez bien raison de croire que vous allez mourir, ça vous soutient, si vous n’y croyiez pas est-ce que vous pourriez supporter la vie que vous avez ? » Mon roman illustre cette idée.

Comment se passe l’écriture, à quels moments, où, avec quoi ? Des rituels particuliers ?

J’écris dans la matinée, pas trop tôt, parfois l’après-midi, jamais la nuit. Au calme si possible chez moi. Je suis sans rituel.

Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous maintenant que le livre est sorti ?

Je suis d’une nature anxieuse et tout événement qui me tient à cœur (comme la sortie d’un livre) aggrave cet état. Je vis une alternance de joie et d’angoisse.

ephemerides.jpgQue préférez-vous lorsque vous faites la promotion de ce livre ? Et ce que vous aimez le moins ?

Sans flagornerie : ce que j’aime le plus c’est rencontrer les lecteurs, ceux qui me suivent d’une année sur l’autre ou les nouveaux. Ce que j’aime le moins : attendre que les articles tombent.

Quels acteurs / actrices correspondraient le mieux, selon vous, à vos personnages ?

Keira Knightley pourrait jouer Tara, Jonathan Rhys-Meyer pour Simon Black et Marie Gillain pour Alice… Il faudra leur demander.

Comment définiriez-vous votre « lecteur idéal » ?

Quelqu’un de sensible.

Si on devait rapprocher votre roman d’un autre livre, lequel serait-il ?

Je ne prétends pas approcher le génie des Vagues de Woolf mais Les Éphémérides s’inspirent de cette essence.

Durant l’écriture, quels auteurs, musiciens, films… vous ont accompagnés ?

En littérature : Woolf, Burgess, Henri Michaux. Pour le cinéma : David Lynch. Et pour la bande son : la musique du film Valse avec Bachir.

Un prochain livre déjà en tête ? Ou vous laissez-vous porter par celui-ci encore quelques temps ?

Une petite histoire en tête, un récit court dont je n’ai encore rien écrit. En attendant, vous pourrez me retrouver à l’Escale du livre de Bordeaux du 31 mars au 1er avril, à la Librairie Le Divan (203, rue de la Convention 75015 Paris) le jeudi 12 avril, 19h, au Salon de Châteauroux le 14 et 15 avril et Salon de Metz du 27 au 29 avril.

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