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Stéphanie Hochet, le blog officiel

Presse,présentation, analyse des romans, articles, interviews littéraires


Le néant de Léon, Editions Stock, janvier 2003


« L'adolescence est le seul temps où l'on ait appris quelque chose. »

Marcel Proust, A l'ombre des jeunes filles en fleurs.

«Le Néant de Léon est le récit d'un naufrage familial. Si l'élément le plus perturbateur de la famille Sybar est Léon, un adolescent apathique - matérialisation du vide -, il n'est pas le seul personnage à bouleverser les certitudes de son père P.D.G., Paul. Ses retrouvailles avec un ancien ami surdoué devenu chauffeur de taxi l'interloquent : il rencontre un homme qui a choisi un emploi "indigne de lui" pour fuir la pesanteur des contraintes sociales.

C'est ici que je place le coeur de la narration : dans les interrogations et l'évolution mentale d'un père de famille qui se penche sur l'abîme des remises en questions et découvre ce qu'on appelle "le conflit des générations". Ce terme est galvaudé ; il ne convient pas à la réalité humaine et littéraire. Car on aura bien du mal à trouver un point commun entre Léon et (par exemple) sa soeur Rosine, de 4 ans sa cadette.

J'ai voulu par-dessus tout explorer le sentiment d'étrangeté qu'éprouvent des membres d'une même famille (de façon parfois tragique), ainsi que le phénomène bizarre de la contamination des adultes par les valeurs adolescentes. »

*Mot de l'éditeur :

« Paul Sybar, PDG de la Fédération des Chemins de Fer, retrouve un ancien camarade d'université, René Hansel. Elève surdoué (surnommé Le Cerveau), celui-ci a renoncé à un brillant avenir pour devenir chauffeur de taxi. A la fois ébranlé et admiratif, Paul s'est toutefois mis en tête de sortir son ami et sa famille de « la misère » et lui trouve un poste de journaliste économique à l'Avenir du Rail, journal de son entreprise, que René accepte surtout pour lui faire plaisir.

Paul est une parfaite incarnation de la réussite sociale : une vie prévisible, une carrière sans accroc, une épouse dévouée, deux filles admirables... Tout serait parfait s'il n'y avait Léon, 15 ans, ce fils dans lequel il ne se reconnaît pas. Nul en classe, sans ambition, apathique et insolent, Léon est bien résolu à ne pas suivre l'exemple paternel. « Éveiller Léon », tel est le défi que s'est lancé Paul. Il décide de l'envoyer en pension, et « par souci de justice » proteste Jeanne Sybar qui adore son garçon, ses soeurs passeront l'année chez leur grand-mère en province, une vieille dame indigne, méchante et snob.

Cependant, lentement le doute s'insinue dans l'esprit de Paul. Y-a-t-il un sens à tout ça ? L'ascension sociale, que refuse René Hansen, mérite-t-elle qu'on y sacrifie son épanouissement personnel ?

Léon, bien sûr, ne s'éveillera pas. Et la vie des Sybar s'en trouvera bouleversée. »
 
*4ème de couverture :

« Ainsi le choix de Léon s'était porté sur ces aquariums-là. Ils ne méritaient pas le nom d'aquarium, c'étaient des bocaux en forme de losange, une conception abstraite qui créait des bulles pour rien, des bulles de couleur qui provenaient d'un liquide épais qui s'étirait de bas en haut et de haut en bas avec une paresse huileuse. Paul s'approcha d'un des objets et observa la substance jaune se dérouler dans l'eau comme un animal voluptueux. Il comprit quelque chose. Une chose obscure et belle. On rapporte que c'est lors d'une croisière sur le Nil que Flaubert eut l'idée de Madame de Bovary en fixant la couleur jaune qui lui évoquait le néant. Pour Paul, ce jaune avec sa densité moelleuse était aussi obsédant qu'un soleil de Moyen-Orient, il en était obnubilé. Il comprenait. Léon et son attrait du vide. »

*Presse :

-Ciné-Revue, 15 janvier 2003

« Une critique acerbe de notre société »

« Stéphanie Hochet ,qui n'a pas encore fêté ses 30 ans, s'autorise une critique acerbe de notre société. Léon est le fils de Paul, PDG de la Fédération des Chemins de fer. La vie de ce dernier est extrêmement brillante si l'on considère la prévisibilité de celle-ci, l'ascension sociale qu'il est parvenu à li imprimer au fil des écueil : Léon, ce fils de 15 ans qui ne lui ressemble en rien. Aux frontières du nihilisme, ce gamin à l'intelligence surdéveloppée prouve au quotidien son insolence et refuse toute volonté de réussite dans le cadre de ses études. La décision est prise : il poursuivra sa scolarité en pension. Mais lorsque Paul retrouve un ancien camarade de cours, René, qui, lui non plus, ne montre pas une envie de farouche de « réussir sa vie », les choses changent. Une question s'immisce dans l'esprit de Paul ; y-a-t-il un sens à tout cela ? Stéphanie Hochet n'a pas son pareil pour décortiquer l'âme humaine. Si elle avoue volontiers que sa propre expérience a pu lui inspirer certains traits de Léon, elle se refuse à parler roman autobiographique. « Le néant de Léon » nous amène tout naturellement à nous interroger sur nos propres attentes de la vie… »

-Liaisons Sociales MAGAZINE, janvier 2003

« Une piquante chronique familiale, pétrie d'humour »

« Si Paul Sybar, promu PDG de la Fédération des chemins de fer à 42 ans, excelle en entreprise, il est incapable de communiquer avec Léon, son fils de 15 ans et sa parfaite antithèse. Aussi dépourvu d'ambition qu'il en est l'incarnation. Une véritable énigme pour le quadragénaire rangé. Comme l'est René, connu au lycée, qui a préféré le volant d'un taxi à une carrière dorée. A vouloir les « aider », Paul y laissera des plumes. Sur fond de crise de la quarantaine et de choc générationnel, Stéphanie Hochet nous sert une piquante chronique familiale, pétrie d'humour. »

-L'ECHO de la Haute Vienne, 18 janvier 2003

« L'ascension sociale mérite-t-elle qu'on y sacrifie son épanouissement personnel ? »

« […] 'Éveiller Léon', tel est le défi que s'est lancé Paul. Cependant, lentement le doute d'insinue dans l'esprit de Paul. Y a-t-il un sens à tout cela ? L'ascension sociale, que refuse René Hansen, mérite-t-elle qu'on y sacrifie son épanouissement personnel ? Léon, bien sûr ne s'éveillera pas. Et le vie des Sybar s'en trouvera bouleversée. »

L'auteur, âgée de 28 ans, a précédemment écrit Moutarde douce, un premier roman paru en 2001.

-Le Point, 31 janvier 2003, Amélie Nothomb

« C'est atroce et cela fait rire.

Une lecture d'un plaisir absolu.»

« Le néant de Léon est une réussite de tension, de vitalité, de vérité et de lucidité sans complaisance.

L'auteur a quelque chose à dire et possède son univers où les adultes sont des épaves pleines de bonnes intentions, les adolescents d'inentamables blocs de néant et où les enfants font les frais de l'insoluble conflit entre les uns et les autres - sans oublier le succulent personnage de l'abjecte grand-mère qui jouit de montrer sa déchéance pour annoncer à sa descendance des lendemains qui ne chantent pas. C'est atroce et ça fait rire.

Stéphanie Hochet narre ce réjouissant naufrage en des phrases désinvoltes qui sont l'élégance même : la grande classe, et une lecture d'un plaisir absolu. »

-Côté femme, 12 mars 2003.

« Une chronique moderne, drôle et acidulée,

des personnages magnifiquement croqués. »

« Une famille formidable.

Les Sybar ont tout pour être heureux : Jeanne, la mère, est tendre et compréhensive. Rosine et Louise sont d'adorables petites filles. Un seul hic au tableau : Léon, l'aîné, ado boutonneux, se complaît dans son néant, au grand dam de son père, qui le met dans une institution religieuse. D'où il est viré… Lorsqu'il revient dans le giron familiale, le quotidien des Sybar va en prendre un sacré coup…

Une chronique moderne, drôle et acidulée, des personnages magnifiquement croqués. »

-Les clés de l'actualité, 27 mars au 2 avril 2003.

« Léon incarne le néant porté à la perfection. »

Décalé !

Léon est la caricature de l'adolescent : nul en classe, désintéressé de tout, négligé…

En réalité, Léon incarne le néant porté à la perfection. Une force d'inertie qui dérouté puis sème le doute dans les valeurs paternelles et la famille. »

Riad SATTOUF, auteur-dessinateur pour Libération, Charlie Hebdo :

« J'adore, j'adore, j'adore ! Tu arrives à être terriblement précise et à aller en profondeur, c'est vraiment motivant. Bravo à toi ! »

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